La fascinante et agréable A.C Bristol 1959

Bristol 1959

Une nouvelle voiture rare et fascinante. des gens agréables et disponibles, un temps merveilleux, un décor idéal pour la photo.

John Smith écrit en détail l'histoire de sa A.C. Bristol 1959. un véritable roman. M. Smith, un cadre chez Pratt & Whitney à Longueuil, et sa femme, Diane Grave!, qui conduit une MGB. partagent la même passion pour les voitures anciennes.

«L'histoire de ma A.C débute en 1980. alors que mon enthousiasme pour les voitures anciennes était à son paroxysme. Je possédais à l'époque une Austin-Healey 100-4 1954 et un coupé Ferrari 1959 et j'étais au milieu de la restauration d'une Austin-Healey 3000 1966. Je cherchais déjà un autre projet de préférence un authentique roadster.

Un ami m'avait parlé d'une A.C. Bristol qui se trouvait dans une grange à Granby. Malheureusement, lorsque venait le temps de donner des précisions. sa mémoire faiblissait», écrit John Smith.

Deux ans plus tard. il a eu une annonce dans la Gazette, au sujet d'une A.C. Bristol 1959 à vendre dans la région de Granbv, La voiture avait changé de propriétaire et le nouvel acquéreur, après avoir fait faire une évaluation des travaux à effectuer, avait préféré la vendre.

«Le moteur était dans le coffre arrière. elle était peinte du plus horrible jaune qu'on puisse imaginer et la suspension arrière était attachée avec de la "broche"», explique M. Smith. Elle avait été abandonnée en 1973.

Malgré son état, la voiture restait intéressante avec sa boîte à 4 rapports et sur-multiplication, son refroidisseur d'huile et son moteur Bristol 100D2. Il s'agit de la version la plus puissante de ce moteur 6 cylindres en ligne. D'un volume de 1971 cc, il est alimenté par trois carburateurs et produit 130 chevaux
.
À l'automne de 1983, on débute la restauration. La voiture est mise en pièces. C'est à ce moment que John Smith découvre que les A.C. étaient construites à la main et que la carrosserie n'était qu'une enveloppe pour protéger contre le vent.

Au cours d'un voyage d'affaires en Angleterre, John Smith se rend à l'usine A.C., où il peut acheter quelques pièces. Cela lui permet de découvrir que sa A.C. a été expédiée le 24 août 1959 chez Budd & Dyer, rue Sainte-Catherine à Montréal. Elle était destinée à un client de l' Alberta. Pour un motif inconnu, elle s'est plutôt retrouvée aux mains de M. L. Popiel, de Granby.

En consultant les fiches de A.C., M. Smith note l'adresse d'un propriétaire de A.C. en Floride. Cela lui permet de voir une A.C. complète et de recueillir de précieuses pièces. La chasse aux pièces se déroule au Canada, États- Unis et en Angleterre, un véritable travail de détective.

Impossible cependant de trouver une calandre. Il faut donc en fabriquer une de toutes pièces. Plus tard, M. Smith en découvre une neuve en Angleterre et remplace celle qui a été confectionnée. John Smith prévoyait rendre son projet à terme à l'été de 1988. li était un peu trop optimiste, car ce n'est qu'à l'automne de 1994 qu'il effectua sa première sortie pour «l'invasion britannique», à Stowe, au Vermont.

Il faut préciser que ce n'est pas lui qui a terminé la voiture. À l'automne de 1993, il a rencontré Richard Grenon, un professionnel de la restauration. Ce dernier a mis la carrosserie a nu, a corrigé les imperfections, a complété la finition et il en est résulté une autre voiture qui frise la perfection.

Seules 466 A.C. Ace Bristol ont été assemblées de 1957 à 1964. De ce nombre, 12 ont été importées au Canada. Exceptionnellement, celle de M. Smith n'a jamais quitté le Québec.


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